28.02.2010
écolodémocratie
(certain d'entre vous on du être surpris de voir cette page en blanc quelques jours. Mois aussi. Mystère! j'ai du republier cette note...)
Restez libres. Réfléchissez avant de voter, ou de vous abstenir.
Le sens de l’Ecolodemocratie est la première question que doit se poser un homme ou une femme face aux enjeux politiques de son temps.
Deux enjeux de société majeurs se font face, tels des coqs, certain de brandir le glaive de la vérité.
Les écologistes sont une prise de conscience de la déprédation irréversible de l’Homme sur la Nature. La disparition des espèces en est la face la plus lisible pour le tout à chacun. Qui n’a pas versé une larme en voyant cette petite peluche blanche se faire tabassé sur la banquise par des marchands de peaux ? A cet instant, nous sommes d’un seul coup, tous écologistes. Mais la prise de conscience va plus loin. Notre planète s’appauvrie à vitesse grand V de ses ressources les plus indispensables à notre survie. Dans les pôles urbains notre relation humanoïde à la nature est ubuesque. Nos mégapoles écrasent tout ce qui leur fait de l’ombre. Ce mode de vie n’est qu’une conséquence de toutes les politiques urbanistiques, d’investissements, industrielles ou pharmaceutique qu’ont mené Gauche et Droite confondues, les gouvernements qui se sont succédés depuis le début du siècle dernier. Une course au profit aveugle. Il n’y a pas d’autre mot. Alors que le profit est possible dans une optique durable des ressources.
Les démocrates eux sonnent l’alarme et montrent du doit les institutions qui nous gouvernent, si mal. De nombreux mouvements, humanistes, démocrates ou républicains se succèdent aux micros de la blogosphère ou des salles de conférences universitaires, partout dans le monde, pour expliquer et réfléchir sur cette dérive infernale des gouvernances, des organisations internationales à vocation de régulation économique, des groupes de médias de masse et des institutions politiques vers une autocratie déguisée en démocratie. Le curseur le plus net est non seulement l’abstentionnisme, qui a doublé en vingt ans, mais beaucoup plus révélateur est l’abstentionnisme des députés, conseillés régionaux ou conseillers municipaux qui se défilent des débats parlementaires, d’abord écoeurés par le manque de débat, puis désabusés par la discipline de bloc majoritaire puis enfin par la puissance des députés sans mandats, qui traînent dans les couloirs (lobbies en anglais).
Face à ce double constat d’échec, force est de constaté que ni l’écologie ni la démocratie, à de rares exceptions, n’ont réussi à prendre le dessus dans nos institutions de gouvernance et ont souvent servi de prétexte, d’alibi ou de courte échelle aux partis de gouvernements. Je peine à écrire cette expression, moi qui suis partisan du pluralisme, du débat d’idée, de la négociation et du rituel républicain. Je déplore que nos représentants soient formés dans certains écoles, que leurs représentants médiatiques soient eux même souvent de ces quelques écoles et qu’avec nos hauts fonctionnaires ils forment une famille harmonieuse très attachées à sa préservation. La dérive autocratique est une inversion du sens de la représentativité. Le lien de souveraineté est inversé. Nous avons de plus en plus l’impression d’être au service de l’Etat alors que la démocratie voudrait le contraire.
Alors l’écolodémocratie n’est pas qu’une double prise de conscience, ou un amalgame de circonstance, c’est une logique politique. A quoi bon vouloir régler le problème de l’environnement si le problème démocrate n’est pas réglé ? Je vais plus loin, comment prétendre régler la relation d’environnement si l’Homme n’est pas représenté par ses institutions de gouvernance ?
Ces deux urgences, nous devons les régler en même temps, ensemble. C’est le but de ce rassemblement Démocrate et Ecologique. Le 14 mars, nous nous présentons sur la liste de l’Alliance Ecologique Indépendante avec les Démocrates Européens.
Nous sommes une force démocrate et écologique. C'est-à-dire que nous ne sommes ni de droite ni de gauche. Notre économie sociale est au centre. Notre projet écologique est au centre. D’aucune façon nous nous reconnaissons dans une écologie de gauche, ou d’extrême gauche. La voie politique est démocrate, le dialogue. L’affrontement d’une gauche écologiste contre une droite économique est tout simplement une ineptie à la française.
Nous, électeurs, citoyens, élus, militants, indécis ou engagés, devront mettre un coup d’arrêt à cette dérive. L’espoir d’être représenté et non plus soumis par l’Etat, l’espoir de stopper cette course vers la destruction de nos ressources et d’emprunter enfin un chemin vers le bien être individuel et collectif, cet espoir est écologiste, démocratique et républicain. Il n’y a aucun doute.
Nous, écologistes et démocrates, nous sommes rassemblés pour vous offrir une alternative durable basée sur la coopération, le respect, l’éthique et la responsabilité.
Le 14 mars et le 21 mars, mais aussi en 2012, faites le bon choix. Celui de votre bien-être personnel et de celui de tout ceux qui vous entourent. Cette voie c’est l’Ecologie Démocrate.
Rejoignez et votez pour l’Alliance Ecologiste Indépendante
Une identité au-delà de la droite et de la gauche











